Nom de domaine gratuit : à qui appartient vraiment votre adresse ?
BK
BOGNE KAMGAING EMMANUELLE GLORIA
·6 octobre 2026·
3 min de lecture
·Noms de Domaine
Nom de domaine gratuit : à qui appartient vraiment votre adresse ?
En mars 2023, le registraire qui distribuait gratuitement les extensions .ga, .ml, .cf, .gq et .tk a cessé du jour au lendemain d'enregistrer de nouveaux domaines. Il s'appelait Freenom. Poursuivi en justice par Meta, il a annoncé en février 2024 qu'il quittait le métier.
Ceux qui avaient bâti leur présence en ligne sur ces adresses ont découvert une vérité simple. Un domaine gratuit n'était pas vraiment le leur.
Ce n'est pas une raison pour fuir tout ce qui est offert. C'est une raison pour savoir lire ce qu'on vous offre.
Les trois visages du « nom de domaine gratuit »
Derrière la même promesse se cachent trois offres très différentes :
L'extension gratuite. Certaines extensions ont été distribuées sans frais, comme le .tk ou, pendant des années, le .ga. Le cas Freenom a montré la limite : quand le seul fournisseur s'arrête, tout le monde s'arrête avec lui. Le .ga a depuis été repris en main par le Gabon. Les sites, eux, ont dû se réorganiser.
Le domaine offert avec un hébergement. C'est l'offre la plus courante. Vous prenez un forfait annuel, le domaine est inclus la première année. Rien d'illégal. Le domaine n'est pas gratuit : il est intégré au prix du forfait.
Le sous-domaine d'une plateforme. Votre site devient votresociete.plateforme.com. Ce n’est pas un nom de domaine. C’est une page chez quelqu’un d’autre, qui disparaît le jour où vous partez.
Les deux premiers posent la même question, rarement posée au moment de signer : qui est le titulaire ?
Le titulaire : la seule ligne qui compte
Un nom de domaine s'enregistre au nom d'une personne ou d'une entreprise. C'est le titulaire. Lui seul peut décider de le renouveler, de le transférer ou de le céder.
Certains fournisseurs inscrivent leur propre nom comme titulaire du domaine « offert ». D'autres l'inscrivent au nom de l'agence ou du prestataire qui a monté votre site. Tant que tout va bien, personne ne le remarque.
Le jour où vous voulez changer d'hébergeur, ou vous séparer de votre prestataire, la situation se retourne. L'adresse imprimée sur vos cartes de visite, vos devis et vos véhicules appartient à un tiers. Vos adresses électroniques professionnelles aussi, puisqu'elles dépendent du domaine.
Récupérer un domaine dont on n'est pas titulaire demande l'accord de celui qui l'est. Parfois, il le donne. Parfois, il se fait attendre.
Vérifier votre domaine en deux minutes
Vous avez déjà un domaine, offert ou non ? Faites le test aujourd'hui.
1. Consultez le WHOIS de votre domaine. C'est l'annuaire public des noms de domaine. Tapez « whois » suivi de votre adresse dans un moteur de recherche, ou passez par l'outil du registre de votre extension.
2. Lisez le champ « Titulaire » ou « Registrant ». Pour beaucoup d'extensions, ces données sont masquées par protection de la vie privée. Le WHOIS affiche alors au moins le registraire, c'est-à-dire la société chez qui le domaine est géré.
3. Connectez-vous à votre espace client chez ce registraire. Le domaine doit y apparaître, à votre nom ou à celui de votre entreprise, avec sa date d'expiration.
4. Notez la date d'expiration dans votre agenda. Un domaine qui expire peut être racheté par n'importe qui, y compris un concurrent.
Si le domaine n'apparaît dans aucun compte à votre nom, vous avez un problème à régler. Mieux vaut le découvrir maintenant que la veille d'un appel d'offres.
Ce qu'il faut demander avant d'accepter un domaine offert
Une offre « domaine inclus » peut être une bonne affaire. Posez quatre questions avant de payer.
- Au nom de qui le domaine sera-t-il enregistré ? La seule réponse acceptable : le vôtre, ou celui de votre entreprise.
- Combien coûte le renouvellement à partir de la deuxième année ? La gratuité porte souvent sur la première année seulement. Le prix suivant doit être écrit noir sur blanc.
- Le domaine reste-t-il à vous si vous résiliez l'hébergement ? Certaines offres retirent le domaine avec le forfait, ou le facturent au prix fort au moment du départ.
- Comment obtenir le code de transfert ? Ce code, parfois appelé code d'autorisation ou code EPP, permet de déplacer le domaine chez un autre registraire. Vous devez pouvoir l'obtenir sans négocier.
Un fournisseur sérieux répond à ces quatre questions sans hésiter. S'il esquive, vous avez votre réponse.
Réserver votre domaine chez CloudStore
CloudStore ne promet pas de domaine gratuit. Nous préférons un domaine dont vous êtes propriétaire.
- À votre nom. L'adresse de votre entreprise vous appartient, pas à nous.
- Les extensions de votre pays. .cm, .ci, .ga, .tg, et les extensions internationales. Pour choisir, lisez notre comparatif des extensions africaines.
- Un prix affiché. Les tarifs de réservation et de renouvellement sont publiés sur cloudstore.africa. Pas de surprise la deuxième année.
- La liberté de partir. Un client qui reste parce qu'il ne peut pas partir n'est pas un client satisfait.
- De l'aide pour rapatrier un domaine.
Gratuit ou pas, l'essentiel est ailleurs
Le prix d'un domaine se paie une fois par an. Perdre son domaine se paie en clients, en courriels perdus et en cartes de visite à réimprimer.
La question n'est donc pas « combien ça coûte ? ». La question est « à qui c'est ? ».
Recherchez votre nom de domaine sur cloudstore.africa et réservez-le à votre nom, dans l'extension de votre pays.
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