Vous avez installé le certificat SSL. Le cadenas apparaît sur la page d'accueil. Et pourtant, sur la page « Contact », le navigateur affiche toujours « Non sécurisé ».
Ce cas est banal. Le certificat n'est que la première pièce. Passer son site en HTTPS, c'est une migration : chaque adresse du site change, de http:// à https://. Mal faite, elle crée des pages en double, des images cassées et des visiteurs qui tombent sur des liens morts.
Bien faite, elle prend une demi-journée. Voici l'ordre à suivre.
Pourquoi le HTTPS n'est plus une option
Un site en HTTP envoie les données en clair. Un formulaire de contact, un mot de passe, un numéro de téléphone : tout transite lisible pour qui se trouve sur le chemin, par exemple sur un réseau Wi-Fi public.
Les navigateurs l'ont compris avant les entreprises. Chrome, Firefox et Safari marquent désormais les pages en HTTP comme « Non sécurisé », directement dans la barre d'adresse. Votre prospect le voit avant même de lire votre offre.
Google, de son côté, a confirmé qu'il tient compte du HTTPS dans son classement. C'est un signal léger. Mais entre deux pages équivalentes, la page sécurisée part devant.
Étape 1 : installer le certificat et vérifier qu'il couvre tout
Le certificat doit couvrir toutes les adresses de votre site : votresite.cm et www.votresite.cm, plus les sous-domaines que vous utilisez (boutique., blog.). Un certificat qui oublie le www déclenche une alerte sur la moitié de vos liens.
Avant d'aller plus loin, ouvrez https://votresite.cm dans le navigateur. Le cadenas doit être là, sans avertissement. Si ce n'est pas le cas, inutile de rediriger quoi que ce soit : vous enverriez tous vos visiteurs vers une erreur.
Étape 2 : rediriger tout le HTTP vers le HTTPS, en 301
C'est l'étape qui protège votre référencement. Une redirection 301 dit aux navigateurs et à Google : « cette page a déménagé, définitivement, à cette adresse ». Les moteurs transfèrent alors l'historique de l'ancienne adresse vers la nouvelle.
Sans redirection, les deux versions restent accessibles. Google voit deux sites identiques et ne sait pas lequel classer.
Sur un hébergement classique, la redirection se règle soit dans le panneau d'administration, soit dans le fichier .htaccess à la racine du site. Deux pièges à éviter :
- La redirection 302 (temporaire) au lieu de la 301. Elle fonctionne pour le visiteur, mais Google garde l'ancienne adresse en mémoire.
- Les chaînes de redirections : http://votresite.cm → http://www.votresite.cm → https://www.votresite.cm. Chaque saut ralentit le chargement. Une seule redirection, directement vers l'adresse finale.
Étape 3 : chasser le contenu mixte
C'est la cause n° 1 du cadenas qui disparaît sur certaines pages. Le contenu mixte, c'est une page servie en HTTPS qui charge encore une image, un script ou une feuille de style en http://.
Le navigateur réagit selon le cas. Une image en HTTP déclenche un avertissement. Un script ou une feuille de style en HTTP est souvent bloqué purement et simplement : le menu ne s'ouvre plus, la mise en page saute.
Pour trouver les coupables, ouvrez la page dans Chrome ou Firefox, appuyez sur F12, puis onglet « Console ». Chaque ressource en HTTP y est listée, avec son adresse exacte.
Où se cachent-elles ? Dans les fichiers du thème, dans les articles anciens (images insérées avec l'adresse complète), dans les réglages des extensions, dans les modules externes intégrés : carte, vidéo, bouton de réseau social.
Sur WordPress, deux réglages d'abord : l'adresse du site et l'adresse de WordPress, dans Réglages > Général, doivent commencer par https://. Ensuite, une extension de recherche-remplacement dans la base de données corrige les anciennes adresses d'un coup. Faites une sauvegarde complète avant. Toujours.
Les extensions qui corrigent le contenu mixte « à la volée » dépannent. Elles ne réparent rien : elles réécrivent chaque page à l'affichage, ce qui pèse sur la vitesse. Corrigez à la source.
Étape 4 : mettre à jour vos liens internes et le plan du site
Vos menus, vos boutons et vos liens entre articles pointent encore vers http://. La redirection les rattrape, mais chaque clic passe par un détour inutile. Remplacez-les.
Même chose pour le plan du site XML que lit Google : il doit lister uniquement des adresses en https://. Vérifiez aussi la balise « canonique » de vos pages, qui indique à Google la version de référence.
Étape 5 : prévenir Google
Dans Google Search Console, ajoutez la version HTTPS de votre site si vous utilisiez une propriété limitée au HTTP. Le plus simple est une propriété « domaine », qui couvre toutes les variantes. Soumettez ensuite le nouveau plan du site.
Des fluctuations de positions pendant quelques semaines sont normales. Si les redirections sont propres, elles se stabilisent.
Étape 6 : changer l'adresse partout ailleurs
Fiche Google de l'entreprise, pages de réseaux sociaux, signature de courriel, campagnes publicitaires : remplacez l'ancienne adresse partout. Les redirections rattrapent les vieux liens, mais autant afficher la bonne.
Passer en HTTPS chez CloudStore
Chez CloudStore, le certificat SSL se gère avec votre hébergement, depuis le même espace client. La redirection vers le HTTPS s'active depuis le panneau d'administration, sans toucher au fichier .htaccess
Votre site est hébergé chez nous et vous ne voulez pas faire la bascule seul ? Le support CloudStore peut vous accompagner sur les redirections et le contrôle du contenu mixte.
Le cadenas sur une page ne suffit pas
Un site est en HTTPS quand toutes ses pages le sont. Pas seulement l'accueil. Après la migration, ouvrez dix pages au hasard, dont les plus anciennes, et regardez la barre d'adresse.
Si une seule affiche encore « Non sécurisé », c'est celle-là que votre prochain client ouvrira.
Vous préparez la bascule ? Consultez les certificats SSL et les offres d'hébergement sur cloudstore.africa (tarifs affichés sur le site), ou écrivez au support CloudStore pour être accompagné.